Patrons, que savez vous de l’Intelligence Informationnelle?

ou encore décideur et Intelligence informationnelle, un nouveau savoir-faire ou savoir-être ?

Le monde qui nous entoure aujourd’hui est vaste en terme d’information, et exploiter, maitriser et utiliser toutes ces données est devenue une tache nécessaire mais de plus en plus ardue pour certains. Par exemple, le directeur des bibliothèques de l’Université de Montréal, lorsqu’il est interrogé sur Google : « C’est comme si j’achetais 20 000 livres et que je les mettais dans un tas au milieu de la bibliothèque » (Gervais, 2008, p. C1).

La difficulté est en effet de récupérer les bonnes informations afin de les transformer en connaissance et cette chaîne devient de plus compliquée à mettre en place car notre environnement est ultra riche en terme d’informations de toute sorte.
De nombreux outils voient le jour, (j’en liste quelqu’un dans mon article : Top 5 des outils de veille pour les PME) mais ces outils restent des machines, et des machines qui récupèrent et analysent l’information cela reste technologique et pas humain. De plus notre cerveau évite de travailler, ce qui ne l’aide pas à être réactif et intelligent.

Il doit apprendre à analyser les données qu’il reçoit, on le voit notamment quand l’objectif des apprentissages chez l’enfant est de lui apprendre à développer « un esprit critique ». L’idée est donc de savoir trier l’information afin de pouvoir l’analyser et savoir l’utiliser à bon escient et cela n’est pas du tout évident à l’heure où les médias « désinforment » plutôt qu’ils informent et où internet permet d’accéder à une tonne d’informations à l’heure…
Franck Bulinge, maitre conférence à l’ISC Paris, nous rappelle qu’en 2002, il avait déjà montré que l’intelligence informationnelle devait être enseignée comme une matière à par entière dès baccalauréat : « Il est en effet essentiel, dans notre « société de l’information », d’être en mesure d’exploiter l’immensité cybermédiatique, tant du point de vue des opportunités que des risques qu’elle représente ».
Pour les décideurs, qui nous intéressent ici, Franck Bulinge explique très justement qu’ils réagissent souvent à l’instinct car ils ne pensent pas avoir le temps de l’analyse complète, alors qu’en réalité il s’agit juste de mettre des process en place…

Alors quelle solution pour acquérir une intelligence informationnelle, ou comment faire de notre cerveau un bon outil d’analyse ?

Et bien il faut apprendre ou réviser les méthodes et techniques d’analyse, c’est-à-dire apprendre les théories de l’information, ou de la psychologie puis des techniques de recherche et de traitement de l’information et ensuite d’analyse et de diffusion de ces informations analysées.
Alors il est peut-être l’heure de retourner sur les bancs de l’école pour certains ?

Déjà relire un livre sur le sujet pourra vous aider (voir ci-dessous), faire une formation sur le sujet (l’ADBS en propose) ou assister à une conférence sur le sujet…
Cela sera peut plus facile pour nos enfants pour qui l’enseignement des TICE fait désormais partie du programme éducatif avec les brevets informatiques (B2i) enseignés dès le primaire.

 

Définition de l’intelligence informationnelle: L’intelligence informationnelle « peut être définie comme une capacité individuelle et
collective à comprendre et résoudre les problématiques d’acquisition de données et de transformation de l’information en connaissance opérationnelle, c’est-à-dire orientée vers la décision et l’action » (Bulinge, Agostinelli, 2005, p.1)

ou “Être compétent dans l’usage de l’information signifie que l’on sait reconnaître quand émerge un besoin d’information et que l’on est capable de trouver l’information adéquate, ainsi que de l’évaluer et de l’exploiter.” Diane Poirier

Quelques liens pour aller plus loin :
– Lien vers le très bon article de Franck Bulinge

– Lien vers des formations sur le sujet

– Lire le livre de Danielle Boisvert: Le développement de l’ intelligence informationnelle :les acteurs, les défis et la quête de sens

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