Trop d’info tue l’info!

Georges Bernanos « Etre informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre tel est le sort des imbéciles.

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Mindjet infobésité

Les quantités d’informations que nous absorbons quotidiennement que ce soit dans le monde professionnel ou personnel ne sont plus gérables aujourd’hui. Ce qui est éprouvant c’est de se dire qu’à une époque pas si lointaine, les entreprises avaient du mal à trouver des informations et que tous les efforts était portés  en ce sens…

D’après une étude réalisée en mars 2012 par OnePoll pour la société Mindjet sur un échantillon de 1000 personnes travaillant en France, l’infobésité désigne le surplus d’informations que nous recevons chaque jour et qui peux avoir un impact négatif sur notre travail et sur la productivité globale des entreprises.

Définition et plus sur l’infobésité parceque j’aime bien savoir de quoi je parle :

–              Ce mot-valise sert de traduction pour le terme anglais « information overload » qui désigne la pathologie de « la surcharge informationnelle », comme l’explique à l’AFP Caroline Sauvajol-Rialland, maître de conférences à l’Université catholique de Louvain et à Sciences Po Paris)

–              Wikipedia parle aussi de surcharge informationnelle ou surinformation (ou infobésité, selon l’Office de la langue française ; en anglais Information overload), qui est un concept couvrant le trop plein d’informations reçues. « Chacune et chacun d’entre nous a aujourd’hui accès par une diversité de canaux, de la radio à Internet, du téléphone portable à la télévision, à une multitude d’informations instantanées et en continu.Cette surinformation chasse l’information et sa hiérarchisation. »

Pour revenir à nos moutons, Ainsi, 46% des salariés ne parviennent pas à digérer les informations dont ils sont bombardés toute la journée, et uniquement 28,5% lisent les pièces jointes, 25% des mails reçus ne sont jamais lus… les chiffres sont sidérants, la perte de temps est impressionnante et les conséquences pour les entreprises peuvent être très difficiles à gérer.

Aujourd’hui les entreprises cherchent à maîtriser cet afflux d’informations de façon à pouvoir l’exploiter intelligemment, en effet après avoir cherché les bonnes informations, l’ère du 2.0 et des nouvelles technologies nous tendent un véritable piège en proposant l’accès à tout et à tous…

Gérer ces flux d’informations est devenu vital pour rester compétitif aujourd’hui, c’est que nous appelons veille commerciale ou de façon plus étendue l’intelligence commerciale.

Plusieurs outils existent pour gérer ces informations, aussi divers que variés, le Mind Mapping par exemple, mais aussi bien d’autres (article)

Et si ce n’était pas uniquement la quantité mais la qualité de l’information qui nuisait à la productivité. Le très bon article de Dominique ANET en témoigne, je cite : « Car ce n’est point la quantité d’informations qui pose directement problème mais bien la mauvaise qualité de cette information foisonnante. Une information « pleine », « architecturée »et «adéquate », surtout si elle est personnalisée, encore plus si elle est« vécue » est infiniment attendue, est plus lisible et plus visible que toute autre information. Celle-là ne tue pas l’information. Elle en appelle d’autres au contraire. Elle peut être quantitative et bienvenue si elle est préalablement qualitative. Un abîme se dessine entre différentes manières de communiquer. Portons le regard sur la qualité plutôt que la quantité, et cette dernière cesse de nous obséder. »

Nous pouvons noter aussi le risque de stress au travail qui serait du à l’utilisation de ces nouvelles technologies : En 2010, une étude du cabinet Radicati avait établi que le nombre moyen d’emails reçus chaque jour par un usager professionnel était de 72. Sur une journée de dix heures, cela fait plus de sept emails par heure, et donc plus d’un email reçu toutes les dix minutes.

Dans une enquête sur le stress au travail, réalisée pour la CFE-CGC, plus de 80% des personnes interrogées estiment que les outils électroniques accroissent les informations à traiter et imposent des temps de réponse toujours plus courts.

Vous aussi calculez-votre degré infobésité grâce au test de Mindjet:

Comment calculer votre infobésité?

 

Détail de l’étude Mindjet en image:

Autres sources intéressantes pour creuser le sujet:

Au secours… trop d’info ! de charline lemee

10 questions pour calculer votre infobésité de stéphane

Souffrez-vous d’infobésité ?  de Marie-Madeleine Sève pour LEntreprise.com

 Le coût de l’infobésité  de Chloe Jacquety

L’infobésité », le nouveau fléau de l’entreprise

Et encore:

Le B.A.ba de la communication actuelle : lorsque « trop d’information tue l’information  de Dominique Annet

Definition surcharge informationnelle

A lire, La surcharge d’emails, nouveau vecteur de la souffrance au travail   du cabinet Quellenec

Web 2.0 : trop d’information tue-t-il l’information

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